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La Commission européenne révise nettement ses prévisions de croissance pour la zone euro face aux répercussions du conflit en Asie de l’Ouest

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
La Commission européenne annonce une baisse de croissance et une hausse de l'inflation en zone euro, liées au conflit en Asie de l'Ouest. (Photo d’illustration)

La Commission européenne a revu nettement à la baisse jeudi ses prévisions de croissance pour la zone euro en raison des répercussions du conflit en Asie de l’Ouest, qui entraîne un bond de l’inflation en Europe.

Bruxelles ne prévoit plus désormais qu’une progression de 0,9 % du Produit intérieur brut (PIB) dans les 21 pays partageant la monnaie unique, cette année, alors qu’elle tablait sur 1,2 % en novembre.

La zone euro devrait ainsi perdre un demi-point de croissance par rapport à l’an dernier.

Ces prévisions découlent directement de la flambée des prix du pétrole et de l’énergie résultant de la guerre en Asie de l’Ouest, avec une inflation qui devrait grimper à 3 % cette année dans la zone euro, là où la Commission tablait jusqu’ici sur 1,9 %.

« Le conflit en Asie de l’Ouest a provoqué un choc énergétique majeur, mettant davantage à l’épreuve l’Europe, déjà confrontée à un environnement géopolitique et commercial instable », a reconnu le commissaire à l’Économie Valdis Dombrovskis.

Un scénario encore plus pessimiste

Ce diagnostic plus pessimiste a été confirmé par la dernière livraison de l’indice PMI de S&P Global, qui fait état d’une accélération de la contraction de l’activité au sein du secteur privé en mai.

À lire: La guerre israélo-américaine contre l’Iran a provoqué la plus forte hausse des prix de l’énergie en 25 ans : (rapport)

Pour 2027, l’exécutif européen espère une modeste embellie, avec une croissance qui devrait remonter à 1,2 % au sein de la zone euro (soit 0,2 point de moins qu’espéré précédemment), grâce à un ralentissement marqué de l’inflation.

Celle-ci devrait redescendre à 2,3 % l’année prochaine, proche de l’objectif de la Banque centrale européenne fixé à 2 %.

Mais ces prévisions sont fragiles, car la trajectoire de l’économie dépendra de l’évolution de la situation en Asie de l’Ouest qui reste pour le moment très incertaine.

L’exécutif européen, qui avait mis en garde dès début mars contre le risque d’un « choc stagflationniste majeur », c’est-à-dire l’association d’une croissance faible et d’une inflation élevée, a ainsi élaboré un scénario alternatif, dans lequel les prix de l’énergie continueraient à grimper jusqu’à la fin de l’année, et ne commenceraient à reculer que l’an prochain.

« Dans un tel scénario, l’inflation ne ralentirait pas et l’activité économique ne parviendrait pas à rebondir en 2027 », prévient Bruxelles.

Avec l’hypothèse d’un prix du pétrole brut qui culminerait à 180 dollars le baril en fin d’année, l’inflation dépasserait les prévisions de Bruxelles de 0,3 point en 2026 et 1,1 point en 2027, tandis que la croissance serait moitié inférieure, a précisé le commissaire à l’Économie M. Dombrovskis lors d’une conférence de presse

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SOURCE: FRENCH PRESS TV